Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /Mai /2009 12:58
HADOPI vient d'être voté par l'assemblée nationale. L'occasion pour moi de vous rappeller de ne surtout pas oublier d'aller consulter cette liste, afin de connaitre le vote de votre député:  http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo0386.asp

Si son vote ne vous safisfait pas, vous saurez quoi faire au prochaine échéance électorale. Vous pouvez aussi lui envoyer un petit mail de remerciement. Attention, envoyer un mail anti-HADOPI si vous bossez à TF1 est risqué. Vous êtes prévenu.

Bref!

Aujourd'hui c'est le sénat qui va décider de la suite des opérations, sans surprise il devrait l'adopter également. Prochaine étape ce sera le conseil constitutionel saisi par le PS. Je ne me fais aucune illusion. Le vieux Chirac va encore se faire mousser en disant à qui veut l'entendre qu'il va se régaler en faisait chier le Sarko. Mais tout comme le reste il va faire carpette...

Rappelons toutefois les grandes qualités d'HADOPI:

1. Un texte obsolète avant même d'être appliqué.

2. Un texte au service des grandes majors et certainement pas des artistes. Encore moins pour les jeunes artistes et les petits labels.

3. Un texte liberticide. Le pire étant à venir.

4. Un texte très difficilement appliquable et qui va coûter très cher aux contribuables.

5. Un texte contraire à la constitution européenne. Ce qui en période de campagne électorale pour le renouvellement du parlement européen est juste remarquable!

On pourrait continuer comme cela longtemps. Pour ma part je vais m'arrêter là et proposer quelques autres lectures et solutions si vous souhaitez en savoir plus, résister et continuer votre vie sur le net tranquillement les doigts de pieds en éventail sur votre clavier.

Pour savoir comment se protéger d'HADOPI et voir à quel point cette loi est complètement à côté de la plaque:  10 antidotes anti-Hadopi

Pour finir je donne la parole à notre chère ministre de la culture, qui nous offre une formidable leçon numérique.

Par Tombasse - Publié dans : C'est à savoir!
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Samedi 7 mars 2009 6 07 /03 /Mars /2009 10:32
Par Tombasse - Publié dans : C'est à voir!
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Jeudi 5 mars 2009 4 05 /03 /Mars /2009 13:42

Le Camion
envoyé par tombass

Construction et destruction d'un gentil petit camion.
Par Tombasse - Publié dans : C'est à voir!
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Samedi 28 février 2009 6 28 /02 /Fév /2009 09:22
Neuf intellectuels antillais, Ernest Breleur, Patrick Chamoiseau, Serge Domi, Gérard Delver, Edouard Glissant, Guillaume Pigeard de Gurbert, Olivier Portecop, Olivier Pulvar, Jean-Claude William ont rédigé ce manifeste.

C
’est en solidarité pleine et sans réserve aucune que nous saluons le profond mouvement social qui s’est installé en Guadeloupe, puis en Martinique, et qui tend à se répandre à la Guyane et à la Réunion. Aucune de nos revendications n’est illégitime. Aucune n’est irrationnelle en soi, et surtout pas plus démesurée que les rouages du système auquel elle se confronte. Aucune ne saurait donc être négligée dans ce qu’elle représente, ni dans ce qu’elle implique en relation avec l’ensemble des autres revendications. Car la force de ce mouvement est d’avoir su organiser sur une même base ce qui jusqu’alors s’était vu disjoint, voire isolé dans la cécité catégorielle – à savoir les luttes jusqu’alors inaudibles dans les administrations, les hôpitaux, les établissements scolaires, les entreprises, les collectivités territoriales, tout le monde associatif, toutes les professions artisanales ou libérales...

Mais le plus important est que la dynamique du Lyannaj – qui est d’allier et de rallier, de lier relier et relayer tout ce qui se trouvait désolidarisé – est que la souffrance réelle du plus grand nombre (confrontée à un délire de concentrations économiques, d’ententes et de profits) rejoint des aspirations diffuses, encore inexprimables mais bien réelles, chez les jeunes, les grandes personnes, oubliés, invisibles et autres souffrants indéchiffrables de nos sociétés. La plupart de ceux qui y défilent en masse découvrent (ou recommencent à se souvenir) que l’on peut saisir l’impossible au collet, ou enlever le trône de notre renoncement à la fatalité.



GRÈVE LÉGITIME

Cette grève est donc plus que légitime, et plus que bienfaisante, et ceux qui défaillent, temporisent, tergiversent, faillissent à lui porter des réponses décentes, se rapetissent et se condamnent.

Dès lors, derrière le prosaïque du "pouvoir d’achat" ou du "panier de la ménagère", se profile l’essentiel qui nous manque et qui donne du sens à l’existence, à savoir : le poétique. Toute vie humaine un peu équilibrée s’articule entre, d’un côté, les nécessités immédiates du boire-survivre-manger (en clair : le prosaïque) ; et, de l’autre, l’aspiration à un épanouissement de soi, là où la nourriture est de dignité, d’honneur, de musique, de chants, de sports, de danses, de lectures, de philosophie, de spiritualité, d’amour, de temps libre affecté à l’accomplissement du grand désir intime (en clair : le poétique). Comme le propose Edgar Morin, le vivre-pour-vivre, tout comme le vivre-pour-soi n’ouvrent à aucune plénitude sans le donner-à-vivre à ce que nous aimons, à ceux que nous aimons, aux impossibles et aux dépassements auxquels nous aspirons.

La "hausse des prix" ou "la vie chère" ne sont pas de petits diables-ziguidi qui surgissent devant nous en cruauté spontanée, ou de la seule cuisse de quelques purs békés. Ce sont les résultantes d’une dentition de système où règne le dogme du libéralisme économique. Ce dernier s’est emparé de la planète, il pèse sur la totalité des peuples, et il préside dans tous les imaginaires – non à une épuration ethnique, mais bien à une sorte "d’épuration éthique 1" (entendre : désenchantement, désacralisation, désymbolisation, déconstruction même) de tout le fait humain. Ce système a confiné nos existences dans des individuations égoïstes qui vous suppriment tout horizon et vous condamnent à deux misères profondes : être "consommateur" ou bien être "producteur". Le consommateur ne travaillant que pour consommer ce que produit sa force de travail devenue marchandise ; et le producteur réduisant sa production à l’unique perspective de profits sans limites pour des consommations fantasmées sans limites. L’ensemble ouvre à cette socialisation anti-sociale, dont parlait André Gorz, et où l’économique devient ainsi sa propre finalité et déserte tout le reste. Alors, quand le "prosaïque" n’ouvre pas aux élévations du " poétique ", quand il devient sa propre finalité et se consume ainsi, nous avons tendance à croire que les aspirations de notre vie, et son besoin de sens, peuvent se loger dans ces codes-barres que sont "le pouvoir d’achat" ou "le panier de la ménagère". Et pire : nous finissons par penser que la gestion vertueuse des misères les plus intolérables relève d’une politique humaine ou progressiste. Il est donc urgent d’escorter les "produits de premières nécessités", d’une autre catégorie de denrées ou de facteurs qui relèveraient résolument d’une "haute nécessité". Par cette idée de "haute nécessité", nous appelons à prendre conscience du poétique déjà en œuvre dans un mouvement qui, au-delà du pouvoir d’achat, relève d’une exigence existentielle réelle, d’un appel très profond au plus noble de la vie.

Alors que mettre dans ces "produits" de haute nécessité ?


C’est tout ce qui constitue le cœur de notre souffrant désir de faire peuple et nation, d’entrer en dignité sur la grand-scène du monde, et qui ne se trouve pas aujourd’hui au centre des négociations en Martinique et en Guadeloupe, et bientôt sans doute en Guyane et à la Réunion.

D’abord, il ne saurait y avoir d’avancées sociales qui se contenteraient d’elles-mêmes. Toute avancée sociale ne se réalise vraiment que dans une expérience politique qui tirerait les leçons structurantes de ce qui s’est passé. Ce mouvement a mis en exergue le tragique émiettement institutionnel de nos pays, et l’absence de pouvoir qui lui sert d’ossature. Le "déterminant" ou bien le "décisif" s’obtient par des voyages ou par le téléphone. La compétence n’arrive que par des émissaires. La désinvolture et le mépris rôdent à tous les étages. L’éloignement, l’aveuglement et la déformation président aux analyses. L’imbroglio des pseudos pouvoirs Région-Département-Préfet, tout comme cette chose qu’est l’association des maires, ont montré leur impuissance, même leur effondrement, quand une revendication massive et sérieuse surgit dans une entité culturelle historique identitaire humaine, distincte de celle de la métropole administrante, mais qui ne s’est jamais vue traitée comme telle. Les slogans et les demandes ont tout de suite sauté par-dessus nos "présidents locaux" pour s’en aller mander ailleurs. Hélas, tout victoire sociale qui s’obtiendrait ainsi (dans ce bond par-dessus nous-mêmes), et qui s’arrêterait là, renforcerait notre assimilation, donc conforterait notre inexistence au monde et nos pseudos pouvoirs.

Ce mouvement se doit donc de fleurir en vision politique, laquelle devrait ouvrir à une force politique de renouvellement et de projection apte à nous faire accéder à la responsabilité de nous-mêmes par nous-mêmes et au pouvoir de nous-mêmes sur nous-mêmes. Et même si un tel pouvoir ne résoudrait vraiment aucun de ces problèmes, il nous permettrait à tout le moins de les aborder désormais en saine responsabilité, et donc de les traiter enfin plutôt que d’acquiescer aux sous-traitances. La question békée et des ghettos qui germent ici où là, est une petite question qu’une responsabilité politique endogène peut régler. Celle de la répartition et de la protection de nos terres à tous points de vue aussi. Celle de l’accueil préférentiel de nos jeunes tout autant. Celle d’une autre Justice ou de la lutte contre les fléaux de la drogue en relève largement... Le déficit en responsabilité crée amertume, xénophobie, crainte de l’autre, confiance réduite en soi... La question de la responsabilité est donc de haute nécessité. C’est dans l’irresponsabilité collective que se nichent les blocages persistants dans les négociations actuelles. Et c’est dans la responsabilité que se trouve l’invention, la souplesse, la créativité, la nécessité de trouver des solutions endogènes praticables. C’est dans la responsabilité que l’échec ou l’impuissance devient un lieu d’expérience véritable et de maturation. C’est en responsabilité que l’on tend plus rapidement et plus positivement vers ce qui relève de l’essentiel, tant dans les luttes que dans les aspirations ou dans les analyses.

Ensuite, il y a la haute nécessité de comprendre que le labyrinthe obscur et indémêlable des prix (marges, sous-marges, commissions occultes et profits indécents) est inscrit dans une logique de système libéral marchand, lequel s’est étendu à l’ensemble de la planète avec la force aveugle d’une religion. Ils sont aussi enchâssés dans une absurdité coloniale qui nous a détournés de notre manger-pays, de notre environnement proche et de nos réalités culturelles, pour nous livrer sans pantalon et sans jardins-bokay aux modes alimentaires européens. C’est comme si la France avait été formatée pour importer toute son alimentation et ses produits de grande nécessité depuis des milliers et des milliers de kilomètres. Négocier dans ce cadre colonial absurde avec l’insondable chaîne des opérateurs et des intermédiaires peut certes améliorer quelque souffrance dans l’immédiat ; mais l’illusoire bienfaisance de ces accords sera vite balayée par le principe du "Marché" et par tous ces mécanismes que créent un nuage de voracités, (donc de profitations nourries par " l’esprit colonial " et régulées par la distance) que les primes, gels, aménagements vertueux, réductions opportunistes, pianotements dérisoires de l’octroi de mer, ne sauraient endiguer.

VICTIMES D’UN SYSTÈME FLOU, GLOBALISÉ

Il y a donc une haute nécessité à nous vivre caribéens dans nos imports-exports vitaux, à nous penser américain pour la satisfaction de nos nécessités, de notre autosuffisance énergétique et alimentaire. L’autre très haute nécessité est ensuite de s’inscrire dans une contestation radicale du capitalisme contemporain qui n’est pas une perversion mais bien la plénitude hystérique d’un dogme. La haute nécessité est de tenter tout de suite de jeter les bases d’une société non économique, où l’idée de développement à croissance continuelle serait écartée au profit de celle d’épanouissement ; où emploi, salaire, consommation et production serait des lieux de création de soi et de parachèvement de l’humain. Si le capitalisme (dans son principe très pur qui est la forme contemporaine) a créé ce Frankenstein consommateur qui se réduit à son panier de nécessités, il engendre aussi de bien lamentables "producteurs" – chefs d’entreprises, entrepreneurs, et autres socioprofessionnels ineptes – incapables de tressaillements en face d’un sursaut de souffrance et de l’impérieuse nécessité d’un autre imaginaire politique, économique, social et culturel. Et là, il n’existe pas de camps différents. Nous sommes tous victimes d’un système flou, globalisé, qu’il nous faut affronter ensemble. Ouvriers et petits patrons, consommateurs et producteurs, portent quelque part en eux, silencieuse mais bien irréductible, cette haute nécessité qu’il nous faut réveiller, à savoir : vivre la vie, et sa propre vie, dans l’élévation constante vers le plus noble et le plus exigeant, et donc vers le plus épanouissant. Ce qui revient à vivre sa vie, et la vie, dans toute l’ampleur du poétique.

On peut mettre la grande distribution à genoux en mangeant sain et autrement.

On peut renvoyer la Sara et les compagnies pétrolières aux oubliettes, en rompant avec le tout automobile.



On peut endiguer les agences de l’eau, leurs prix exorbitants, en considérant la moindre goutte sans attendre comme une denrée précieuse, à protéger partout, à utiliser comme on le ferait des dernières chiquetailles d’un trésor qui appartient à tous.

On ne peut vaincre ni dépasser le prosaïque en demeurant dans la caverne du prosaïque, il faut ouvrir en poétique, en décroissance et en sobriété. Rien de ces institutions si arrogantes et puissantes aujourd’hui (banques, firmes transnationales, grandes surfaces, entrepreneurs de santé, téléphonie mobile...) ne sauraient ni ne pourraient y résister.

Enfin, sur la question des salaires et de l’emploi. Là aussi il nous faut déterminer la haute nécessité. Le capitalisme contemporain réduit la part salariale à mesure qu’il augmente sa production et ses profits. Le chômage est une conséquence directe de la diminution de son besoin de main d’œuvre. Quand il délocalise, ce n’est pas dans la recherche d’une main d’œuvre abondante, mais dans le souci d’un effondrement plus accéléré de la part salariale. Toute déflation salariale dégage des profits qui vont de suite au grand jeu welto de la finance. Réclamer une augmentation de salaire conséquente n’est donc en rien illégitime : c’est le début d’une équité qui doit se faire mondiale.

Quant à l’idée du "plein emploi", elle nous a été clouée dans l’imaginaire par les nécessités du développement industriel et les épurations éthiques qui l’ont accompagnée. Le travail à l’origine était inscrit dans un système symbolique et sacré (d’ordre politique, culturel, personnel) qui en déterminait les ampleurs et le sens. Sous la régie capitaliste, il a perdu son sens créateur et sa vertu épanouissante à mesure qu’il devenait, au détriment de tout le reste, tout à la fois un simple "emploi", et l’unique colonne vertébrale de nos semaines et de nos jours. Le travail a achevé de perdre toute signifiance quand, devenu lui-même une simple marchandise, il s’est mis à n’ouvrir qu’à la consommation. Nous sommes maintenant au fond du gouffre. Il nous faut donc réinstaller le travail au sein du poétique. Même acharné, même pénible, qu’il redevienne un lieu d’accomplissement, d’invention sociale et de construction de soi, ou alors qu’il en soit un outil secondaire parmi d’autres. Il y a des myriades de compétences, de talents, de créativités, de folies bienfaisantes, qui se trouvent en ce moment stérilisés dans les couloirs ANPE et les camps sans barbelés du chômage structurel né du capitalisme. Même quand nous nous serons débarrassés du dogme marchand, les avancées technologiques (vouées à la sobriété et à la décroissance sélective) nous aiderons à transformer la valeur-travail en une sorte d’arc-en-ciel, allant du simple outil accessoire jusqu’à l’équation d’une activité à haute incandescence créatrice. Le plein emploi ne sera pas du prosaïque productiviste, mais il s’envisagera dans ce qu’il peut créer en socialisation, en autoproduction, en temps libre, en temps mort, en ce qu’il pourra permettre de solidarités, de partages, de soutiens aux plus démantelés, de revitalisations écologiques de notre environnement... Il s’envisagera en "tout ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue". Il y aura du travail et des revenus de citoyenneté dans ce qui stimule, qui aide à rêver, qui mène à méditer ou qui ouvre aux délices de l’ennui, qui installe en musique, qui oriente en randonnée dans le pays des livres, des arts, du chant, de la philosophie, de l’étude ou de la consommation de haute nécessité qui ouvre à création – créaconsommation. En valeur poétique, il n’existe ni chômage ni plein emploi ni assistanat, mais autorégénération et autoréorganisation, mais du possible à l’infini pour tous les talents, toutes les aspirations. En valeur poétique, le PIB des sociétés économiques révèle sa brutalité.

Voici ce premier panier que nous apportons à toutes les tables de négociations et à leurs prolongements : que le principe de gratuité soit posé pour tout ce qui permet un dégagement des chaînes, une amplification de l’imaginaire, une stimulation des facultés cognitives, une mise en créativité de tous, un déboulé sans manman de l’esprit. Que ce principe balise les chemins vers le livre, les contes, le théâtre, la musique, la danse, les arts visuels, l’artisanat, la culture et l’agriculture... Qu’il soit inscrit au porche des maternelles, des écoles, des lycées et collèges, des universités et de tous les lieux connaissance et de formation... Qu’il ouvre à des usages créateurs des technologies neuves et du cyberespace. Qu’il favorise tout ce qui permet d’entrer en Relation (rencontres, contacts, coopérations, interactions, errances qui orientent) avec les virtualités imprévisibles du Tout-Monde... C’est le gratuit en son principe qui permettra aux politiques sociales et culturelles publiques de déterminer l’ampleur des exceptions. C’est à partir de ce principe que nous devrons imaginer des échelles non marchandes allant du totalement gratuit à la participation réduite ou symbolique, du financement public au financement individuel et volontaire... C’est le gratuit en son principe qui devrait s’installer aux fondements de nos sociétés neuves et de nos solidarités imaginantes...

NOUS APPELONS À UNE HAUTE POLITIQUE, À UN ART POLITIQUE

Projetons nos imaginaires dans ces hautes nécessités jusqu’à ce que la force du Lyannaj ou bien du vivre-ensemble, ne soit plus un "panier de ménagère", mais le souci démultiplié d’une plénitude de l’idée de l’humain.

Imaginons ensemble un cadre politique de responsabilité pleine, dans des sociétés martiniquaise guadeloupéenne guyanaise réunionnaise nouvelles, prenant leur part souveraine aux luttes planétaires contre le capitalisme et pour un monde écologiquement nouveau.

Profitons de cette conscience ouverte, à vif, pour que les négociations se nourrissent, prolongent et s’ouvrent comme une floraison dans une audience totale, sur ces nations qui sont les nôtres.

An gwan lodyans qui ne craint ni ne déserte les grands frissons de l’utopie.

Nous appelons donc à ces utopies où le Politique ne serait pas réduit à la gestion des misères inadmissibles ni à la régulation des sauvageries du "Marché", mais où il retrouverait son essence au service de tout ce qui confère une âme au prosaïque en le dépassant ou en l’instrumentalisant de la manière la plus étroite. Nous appelons à une haute politique, à un art politique, qui installe l’individu, sa relation à l’Autre, au centre d’un projet commun où règne ce que la vie a de plus exigeant, de plus intense et de plus éclatant, et donc de plus sensible à la beauté.

Ainsi, chers compatriotes, en nous débarrassant des archaïsmes coloniaux, de la dépendance et de l’assistanat, en nous inscrivant résolument dans l’épanouissement écologique de nos pays et du monde à venir, en contestant la violence économique et le système marchand, nous naîtrons au monde avec une visibilité levée du post-capitalisme et d’un rapport écologique global aux équilibres de la planète...

Alors voici notre vision : Petits pays, soudain au cœur nouveau du monde, soudain immenses d’être les premiers exemples de sociétés post-capitalistes, capables de mettre en œuvre un épanouissement humain qui s’inscrit dans l’horizontale plénitude du vivant...

Source
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Vendredi 27 février 2009 5 27 /02 /Fév /2009 13:33

Trotti-Trotta
envoyé par tombass
Par Tombasse - Publié dans : C'est à voir!
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Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /Fév /2009 14:29
Ou quand Guillon répond au propos de Séguéla.


Par Tombasse - Publié dans : C'est à voir!
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Mardi 17 février 2009 2 17 /02 /Fév /2009 12:49
Tout d'abord une petite vidéo afin de se mettre dans l'ambiance. Inutile de baisser les rideaux et d'éteindre la lumière. C'est rapide, trash et très explicite sur l'état de notre société (et du monde politique).


Séguéla Sarkozy Rolex bling bling
envoyé par inet

Vous avez parfaitement bien entendu: "si à 50 ans vous n'avez pas de Rolex, c'est que vous avez raté votre vie".

-Ahah! Alors bande de minables ? Cela fait quel effet d'avoir foiré sa vie ?
-Hey! Faut se mettre à l'heure, hein !
-Ahah! On se bidonne, c'est génial.

Le mieux dans tout ça, c'est qu'il me reste encore 19 ans pour économiser et m'acheter une Rolex. Ainsi je suis quasi certain de ne pas rater ma vie. Et si je manque l'occasion de choper une Rolex en ayant été prévenu, c'est que je suis vraiment une sous-merde! Au pire, je pourrai toujours braquer un papy.

Bon, trêve de plaisanterie.

Séguéla, AKA monsieur je retourne ma veste, vient de résumer toute son existence en une simple phrase. Il vient de nous offrir une vision très intime du néant qui habite son âme. Mais on pourrait mal interpréter sa phrase, je m'en vais donc vous la traduire, ou plutôt l'adapter différement. Que l'on soit certain de bien comprendre.

"Si à 50 ans tu n'as pas retourné ta veste, tu auras raté ta vie". (Version Dutronc)

"Si à 50 ans tu parles sans réfléchir et ne racontes pas de la merde, c'est que tu auras bien vieilli" (Version le Journal de la Santé de France5)

"Si à 50 ans tu ne t'es pas fait encore entartré le visage par un abuti, c'est que tu auras raté ta vie" (Version B.H.L)

"Si à 50 ans tu ne vas pas dans le sens du vent, c'est que tu auras raté ta vie, minable!" (O.de Kersauson)

et une petite dernière, un peu trash je préviens.

"Si à 50 ans tu n'est pas devenu le monsieur suce boule du pouvoir en place, c'est que tu auras raté ta vie."


Par Tombasse - Publié dans : C'est à savoir!
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Mardi 17 février 2009 2 17 /02 /Fév /2009 10:07
Salutations,

je viens de mettre le film de Malik Rumeau Quelques Heures à Attendre sur ma page Dailymotion. Je me permets de remettre la vidéo sur mon blog. Le revoir ne fait pas de mal, et un petit coup de pouce pour ma page Dailymotion non plus.

Par Tombasse - Publié dans : court-métrage
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Lundi 16 février 2009 1 16 /02 /Fév /2009 12:21
Je reviens rapidement sur l'article d'hier. Tout d'abord pour mettre la source de l'article, c'est la moindre des choses. Mes plus plates excuses pour ce vilain oubli.
Ensuite pour vous signaler que dès aujourd'hui le site Beemotion vient de fermer "temporairement" à l'initiative de Free qui ne supporte pas d'être montré du doigt.

Je tiens à préciser que je connaissais pas ce site jusqu'à hier en l'apprenant des mots de ce cher monsieur Besson. Cela semblait être le petit frère du défunt R4V3N, site de streaming très populaire chez les ados. Tout comme Beemotion, je pense.



Il est formidable de penser que ces sites ne sont que les arbres qui cachent la forêt. Ils focalisent l'attention des médias, des politiques, de l'opinion publique bien pensante et des petits génis à la sauce Besson. Ces arbres qui cachent une forêt que l'on ne pourra jamais raser pour en faire un terrain de football pour amateurs de Rolexx, sous peine d'asphyxier le net, de le priver de son oxygène, de sa raison d'être.
Par Tombasse - Publié dans : C'est à savoir!
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Dimanche 15 février 2009 7 15 /02 /Fév /2009 16:21
Le bien moins cinéaste que producteur Luc Besson parle peu. Mais lorsqu'il saisit sa plume et s'exprime dans une tribune comme celle du Monde, nous sommes priés de nous taire et de l'écouter religieusement. Surtout s'il sagit de dénoncer un phénomène de société, qu'il-est-bien-dans-l'air-du-temps-de-dénoncer.

Ce monsieur machine-à-pognon qu'est Luc Besson, à donc décidé de prendre position contre le piratage (on le savait déjà), mais surtout de venir nous donner une leçon d'économie numérico-parrallèle. Accrochez-vous, ça pique les yeux...

Pour les feignasses, lisez juste le titre ci-dessous. Toute la substance admirable de l'article y est parfaitement résumée.

Halte au piratage à grande échelle via Internet !, par Luc Besson (Si, si! c'est le titre)

Il est un délit maintenant reconnu de tous : celui de visionner des films gratuitement sur son ordinateur via Internet. On appelle ça le "piratage", bien que l'image soit bien moins glamour que celle du capitaine Sparrow bravant les forces de l'océan. Le piratage est tout simplement "un vol caractérisé". Il y a 500 000 vols de films par jour en France : 500 000 connexions illégales. Les internautes français détiennent ce triste record du monde. Voilà une bien mauvaise image pour le pays des droits de l'homme.

Alors, première nouvelle, je l'apprend en même temps que vous. Visionner un film gratuitement sur son ordimini est un délit. Dailymotion et autre Youtube on donc du souci à se faire.
Plus sérieusement. La notion de liberté des droits semble échapper à ce formidable pompier qu'est Luc Besson.  Apprenons-lui quelque chose: la cupidité n'est pas la norme. Il existe des personnes qui ne cherchent pas à ce faire du pognon avec de la merde. Certains films, très souvent réalisé de manière amateur et autonome mais pas forcément mauvais, sont librement visionnables sur la toile via notre "commepiouteur" et donc gratuit. Si, si! Jurer craché! Il suffit pour s'en convaincre de regarder la foulititude de statuts Motion Maker octroyés sur Dailymotion, et la tonne de films librement visionnables qui en résulte.

Bon, on passera sur la métaphore niaise en référence au film Pirates des Caraïbes. C'est tout à l'honneur de la culture cinéphilique de l'auteur de l'article. A sa décharge, s'il avait parlé du Capitaine Achab, beaucoup de lecteurs du Monde n'aurait pas compris. Arrêtons-nous plutôt sur ce passage: Il y a 500 000 vols de films par jour en France : 500 000 connexions illégales. On en déduit qu'avant de rédiger son article, Luc Besson aura demandé conseil auprès de monsieur Lefevre. Vous savez, le futur-ex ministre 2.0. Ce que je reproche très clairement à l'auteur sur ce passage, c'est de mettre la charrue avant les boeufs et de nous prendre pour des cons au passage. Le streaming l'insupporte tellement qu'il oublie de nous en parler et nous fait passer des torchons pour des serviettes. Il fait sciemment l'amalgame entre téléchargement et streaming et évite ainsi de saisir l'occasion de nous expliquer en quoi le streaming est de facto au-dessus des lois à l'heure actuelle. En quoi ce n'est certainement pas un délit et en quoi surtout ce n'est surement pas "un vol caractérisé". Bah! C'est vrai que maintenant c'est un peu has been de dénoncer le téléchargement illégal, il faut bien se mettre autre chose sous la dent > le streaming est la cible toute désignée. Pour cela il aurait nuancé, ce que monsieur Besson ne semble pas disposé à faire.

Certains internautes se cachent derrière une idéologie, celle de la "culture gratuite", oubliant au passage les centaines de milliers de salariés qui vivent de ce secteur. Grâce à une prise de conscience collective, le gouvernement s'apprête enfin à faire voter un dispositif qui permettra de punir les auteurs de ces vols.


Les internautes qui se cachent derrière une idéologie. Elle est énorme celle-là! Depuis quand la majorité des internautes en ont quelque chose à foutre des idéologies ?? Je tiens juste à rappeller que ce que regardent ces fameux internautes (par regardent j'entend téléchargent ou visionnent en streaming): de gros blockbusters bien gras, le genre que produit monsieur Besson. Mais aussi et SURTOUT tout un tas de série T.V, d'émissions de télé-réalité, de matchs sportifs, de clips vidéo et même de publicité, sans parler des films amateurs violents, racistes, sexistes, voyeurs et autre joyeusetés (et donc pour la plupart non-protégés, je le rappelle). Nous sommes bien loin de sa sainteté le cinéma français que semble vouloir protéger l'auteur. A l'évidence ces gens qui téléchargent massivement, s'en tamponnent le jambon d'une force de cette pseudo idéologie de la culture gratuite. Ceux qui l'a défendent sont pour la plupart des artistes musiciens, vidéastes, plasticiens, comédiens, rêveurs, penseurs. Bref, des acteurs de ce système soit disant menacé. Ce sont ni plus ni moins que ces centaines de milliers de salariés qui vivent de ce secteur exploités, traités comme de la merde, virés à coups de conventions de l'UNEDIC des Assedic du spectacle. Le premier bourreau de ces centaines de milliers de salariés, ce ne sont pas les internautes, mais bien ce genre de personnage qu'est monsieur Besson.
Et sa soit-disante prise de conscience collective, je ne sais pas d'où elle vient si ce n'est peut-être de ce fameux collectif d'artistes signataires d'une pétition demandant à l'état d'agir vite et efficacement afin qu'ils puissent continuer de ce dorer la pilule en vendant leurs disques. Pour la plupart des artistes musiciens qui ont en horreur leurs fans et préférent gagner plus que de raison leur croute en studio plutôt que de faire des concerts. C'est tout de suite plus confortable et cela permet de jouer au golf et d'aller au spa deux fois par semaine.


La riposte sera graduée et donnera au pirate, une fois repéré et identifié, la possibilité de se ressaisir et de prendre conscience de son délit. Les internautes ne sont pourtant pas les seuls responsables. Comment explique-t-on qu'ils aient aussi facilement accès à des films pourtant protégés par la loi ? Le visionnage gratuit et illicite de contenus cinématographiques s'effectue sur des sites de téléchargement et de streaming (écoute en direct) très facilement accessibles sur la Toile. Ces sites ne sont pas l'oeuvre d'adolescents vaguement rebelles, mais les produits d'entreprises motivées par la recherche du profit généré par la monétisation de leur audience.


Là, il nous la joue bon père de famille compatissant. Ce n'est pas votre faute finalement. On ne peut pas vous en vouloir. Tout ce que je vous reproche après tout, c'est de ne plus acheter mes super DVD's. Comme si les internautes indélicats n'étaient que des enfants. Il faudrait savoir monsieur Besson! Ces fameux internautes, ce sont des idéologues fumistes agissant en bande organisées et donc des adultes, ou bien des ados attardés qui faute de sousous préfère claquer leurs tunes dans leur forfait SMS plutôt que dans des DVD's qu'on se refilent gratuitement partout dans toutes les cours des collèges et des lycées de France et de Navarre ? Choisis ton camp petit soldat, et prend un bon cheval...

Mes connaissances en droit sont limitées, mais il me semble que le code pénal dit clairement qu'"en matière de délit, complicité vaut crime". Il faut donc étendre la loi à ce cas et poursuivre les dealers. Notons que ces derniers ne seront pas difficiles à identifier : ils sont connus de tous. Une loi qui sanctionnerait les voleurs sans punir les responsables de ce trafic illicite serait une loi injuste. Quelle nation accepterait de punir sévèrement les consommateurs de drogues tout en laissant leurs dealers prospérer tranquillement ? Alors, pourquoi ne pas fermer ces sites pour mettre un terme définitif à ces pratiques ? Car ces sites, localisés à l'étranger, échappent au contrôle du législateur du pays dans lequel se produit le délit.

On va éviter de commenter sur mes connaissances en droit sont limitées. Je passerai également sur la parabole honteuse avec le traffic de drogue. Je suis simplement étonné de voir que Luc Besson fait mine de découvrir le monde cruel dans lequel on vit. Comme s'il découvrait la loi du fric. Pour un producteur tel que lui, c'est juste un beau foutage de gueule. Mais alors il va falloir que quelqu'un se dévoue pour lui expliquer ce qu'est internet. Parce qu'il a du mal a comprendre le monsieur qu'on ne peut limiter son trafic à la seule sphère géographique de l'hexagone. Ou alors nous sommes tous chinois.

Voilà pour l'histoire officielle, pourtant la vérité est bien plus complexe et dérangeante. Ces sites ne pourraient exister sans la complicité objective de bon nombre d'acteurs économiques français qui ont un intérêt financier à faire perdurer le système. L'économie du piratage sur Internet est une longue chaîne d'acteurs qui, pour la plupart, n'apparaissent pas au grand jour mais tirent profit de cette activité illégale. Pour que les sites de téléchargement et de streaming soient accessibles aux internautes, il faut tout d'abord trouver un hébergeur. Il arrive que ces hébergeurs soient de nationalité française. Cette prestation, pour un site de streaming tel que BeeMotion.fr, de nationalité canadienne, est assurée par une grande entreprise française de télécommunication, Iliad, par l'intermédiaire de sa marque Free.

Bouh! Vilain Free! Apparemment Luc Besson n'a pas de Freebox et / ou il a placé ses actions chez Alice. Honte à Free qui va chercher le fric là où il est et ceci en toute légalité (pendant qu'il en est encore temps). Je ne suis certainement pas un pro capitaliste libéral, mais s'il y a bien une logique que je peux comprendre, c'est celle de la loi du marché. Luc Besson, une fois encore, fait mine de s'en émouvoir et de ne pas comprendre.

Cet opérateur perçoit chaque mois un "loyer numérique" de la part du site canadien. Par ailleurs, pour gagner de l'argent, ces sites de téléchargement signent des contrats avec des régies publicitaires qui se chargent de commercialiser leurs espaces auprès de grands annonceurs. Dans l'exemple de BeeMotion, ce sont Google et Allotraffic.fr qui touchent des commissions de régie de la part de marques françaises. Ces dernières utilisent le site pour promouvoir leurs produits. La marque PriceMinister, un des leaders français de l'e-commerce, est omniprésente sur le site de BeeMotion, sous forme de bannières promotionnelles et de "pop-up" (fenêtre intruse) s'ouvrant chaque fois qu'un internaute clique pour déclencher le visionnage d'un film.

Là c'est du blabla-remplissage. J'en rajoute une couche au cas où vous z'auriez pas compris 'msieurs, dames! J'arrive à la fin de l'article mais le rédacteur délégué qu'on m'a refilé m'a dit de faire tant de lignes. Alors bah, je remplis pour avoir le bon quota de caractères et pas emmerder la nana qui fera la mise en page. Et puis bon bah comme ça je tape un coup sur Beemotion, personne connait donc tout le monde s'en cogne. Je tape un coup sur Google, c'est dans l'air du temps, BIG BROTHER IS WATCHING U!! Et puis je tape un coup sur Priceminister... Oh mais quel boulet. Son copain futur-ex ministre 2.0 lui a pas dit ? Finalement c'est pas lui qui a eu le job... C'est NKM parce qu'elle est intelligente, populaire, qu'elle connait son sujet et surtout qu'il fallait n'importe quel prétexte bidon pour la virer des pattes de Borlo qui en branle pas une (et qui maintenant fait tout pour quitter son ministère, tout ça pour ça...). Bref on lui a pas dit à m'sieur Besson que NKM c'est la frangine du PDG de Priceminister ?? Rooooh!! Tu as pris le mauvais cheval, petit soldat.

Il existe une multitude d'exemples comme celui-là, qui attestent de façon indiscutable qu'une économie du piratage se développe sur la Toile en toute impunité. De grandes entreprises françaises sont impliquées à tous les niveaux de la chaîne de valeurs, et tirent un intérêt financier d'une activité illégale. Elles sont complices d'un délit, donc coupables, et doivent, dans un Etat de droit comme le nôtre, être condamnées et sanctionnées.

Ah! La théorie du complot. Qu'est-ce qu'on ferait pas sans elle. Sans doute le passage le plus risible de cette tribune. J'apprécie tout particulièrement le passage qui dénonce une économie du piratage se développ(ant) sur la Toile en toute impunité. Comme si cela datait d'aujourd'hui. Mais voyons! Si ce problème était en plein developpement, jamais il ne serait un souci. C'est bien parce qu'il s'agit d'un phénomène global, généralisé et totalement banalisé dans les moeurs aussi bien chez les enfants, les ados, les parents et les grand-parents que ces messieurs les producteurs de blockbusters qui finissent en tête de gondole dans vos supermarchés, que ces messieurs des majors et autres businessman de la culture cheap sont très, très embêtés  (c'est mon expérience aux nouvelles technologies qui parle). Il n'osent pas y croire et encore moins y penser, mais je vais cependant leur rappeller: le point de non-retour est franchi depuis belle lurette. C'est fini messieurs. Il va falloir penser à de nouvelles stratégies commerciales. Vous allez devoir compter un peu plus en millions et un peu moins (seulement) en milliard. Renseignez-vous auprès des publicitaires qui l'on vécu à la fin des années 80 ce que cela fait. Ils vont donneront des tuyaux. Et magnez-vous le train, parce que les Youtube, Dailymotion, I-Tunes, Deezer et autres ne vont pas vous attendrent.

Il faut que cesse l'hypocrisie qui permet à de grandes institutions françaises et internationales de gagner de l'argent sur le dos de créateurs qui ont perdu, rien qu'en France, 1 milliard d'euros en 2008 à cause du piratage d'oeuvres cinématographiques sur Internet. Le cinéma continue à vivre en France grâce à quelques professionnels passionnés qui réinvestissent en permanence ! La loi doit défendre ces artistes. Une société qui ne protégerait pas le talent et la passion de la cupidité et du cynisme serait une société à bien des égards désespérante, et le désespoir est une maladie que la France ne peut plus se permettre d'attraper.

En voilà une belle "conclusion larme à l'oeil". Qui est le plus cynique, le plus cupide ? On se le demande bien justement. Est-ce la personne qui vit avec son temps ? Refuse d'être cette vache à lait quelle a toujours été et qu'elle sera encore, mais un peu moins peut-être ? Peut-on empêcher quelqu'un de penser que le numérique c'est enfin l'extraordinaire possibilité de supprimer des supports totalement superflus et obsolètes. Des supports polluants, encombrants et certainement pas dans l'air du temps ? Qu'internet peut être l'accès à une certaine culture pour tous et que cet accès à la culture ne se traduit pas forcémment et systématiquement par le piratage, je pense à l'INA, à la BNF ? Peut-on nier le progrès et refuser l'évolution ? Une chose est sûre: monsieur Luc Besson appartient au passé, et c'est tant mieux.
Par Tombasse - Publié dans : Gueulons un peu
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