C'est à savoir!

Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /Mai /2009 12:58
HADOPI vient d'être voté par l'assemblée nationale. L'occasion pour moi de vous rappeller de ne surtout pas oublier d'aller consulter cette liste, afin de connaitre le vote de votre député:  http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo0386.asp

Si son vote ne vous safisfait pas, vous saurez quoi faire au prochaine échéance électorale. Vous pouvez aussi lui envoyer un petit mail de remerciement. Attention, envoyer un mail anti-HADOPI si vous bossez à TF1 est risqué. Vous êtes prévenu.

Bref!

Aujourd'hui c'est le sénat qui va décider de la suite des opérations, sans surprise il devrait l'adopter également. Prochaine étape ce sera le conseil constitutionel saisi par le PS. Je ne me fais aucune illusion. Le vieux Chirac va encore se faire mousser en disant à qui veut l'entendre qu'il va se régaler en faisait chier le Sarko. Mais tout comme le reste il va faire carpette...

Rappelons toutefois les grandes qualités d'HADOPI:

1. Un texte obsolète avant même d'être appliqué.

2. Un texte au service des grandes majors et certainement pas des artistes. Encore moins pour les jeunes artistes et les petits labels.

3. Un texte liberticide. Le pire étant à venir.

4. Un texte très difficilement appliquable et qui va coûter très cher aux contribuables.

5. Un texte contraire à la constitution européenne. Ce qui en période de campagne électorale pour le renouvellement du parlement européen est juste remarquable!

On pourrait continuer comme cela longtemps. Pour ma part je vais m'arrêter là et proposer quelques autres lectures et solutions si vous souhaitez en savoir plus, résister et continuer votre vie sur le net tranquillement les doigts de pieds en éventail sur votre clavier.

Pour savoir comment se protéger d'HADOPI et voir à quel point cette loi est complètement à côté de la plaque:  10 antidotes anti-Hadopi

Pour finir je donne la parole à notre chère ministre de la culture, qui nous offre une formidable leçon numérique.

Par Tombasse - Publié dans : C'est à savoir!
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Samedi 28 février 2009 6 28 /02 /Fév /2009 09:22
Neuf intellectuels antillais, Ernest Breleur, Patrick Chamoiseau, Serge Domi, Gérard Delver, Edouard Glissant, Guillaume Pigeard de Gurbert, Olivier Portecop, Olivier Pulvar, Jean-Claude William ont rédigé ce manifeste.

C
’est en solidarité pleine et sans réserve aucune que nous saluons le profond mouvement social qui s’est installé en Guadeloupe, puis en Martinique, et qui tend à se répandre à la Guyane et à la Réunion. Aucune de nos revendications n’est illégitime. Aucune n’est irrationnelle en soi, et surtout pas plus démesurée que les rouages du système auquel elle se confronte. Aucune ne saurait donc être négligée dans ce qu’elle représente, ni dans ce qu’elle implique en relation avec l’ensemble des autres revendications. Car la force de ce mouvement est d’avoir su organiser sur une même base ce qui jusqu’alors s’était vu disjoint, voire isolé dans la cécité catégorielle – à savoir les luttes jusqu’alors inaudibles dans les administrations, les hôpitaux, les établissements scolaires, les entreprises, les collectivités territoriales, tout le monde associatif, toutes les professions artisanales ou libérales...

Mais le plus important est que la dynamique du Lyannaj – qui est d’allier et de rallier, de lier relier et relayer tout ce qui se trouvait désolidarisé – est que la souffrance réelle du plus grand nombre (confrontée à un délire de concentrations économiques, d’ententes et de profits) rejoint des aspirations diffuses, encore inexprimables mais bien réelles, chez les jeunes, les grandes personnes, oubliés, invisibles et autres souffrants indéchiffrables de nos sociétés. La plupart de ceux qui y défilent en masse découvrent (ou recommencent à se souvenir) que l’on peut saisir l’impossible au collet, ou enlever le trône de notre renoncement à la fatalité.



GRÈVE LÉGITIME

Cette grève est donc plus que légitime, et plus que bienfaisante, et ceux qui défaillent, temporisent, tergiversent, faillissent à lui porter des réponses décentes, se rapetissent et se condamnent.

Dès lors, derrière le prosaïque du "pouvoir d’achat" ou du "panier de la ménagère", se profile l’essentiel qui nous manque et qui donne du sens à l’existence, à savoir : le poétique. Toute vie humaine un peu équilibrée s’articule entre, d’un côté, les nécessités immédiates du boire-survivre-manger (en clair : le prosaïque) ; et, de l’autre, l’aspiration à un épanouissement de soi, là où la nourriture est de dignité, d’honneur, de musique, de chants, de sports, de danses, de lectures, de philosophie, de spiritualité, d’amour, de temps libre affecté à l’accomplissement du grand désir intime (en clair : le poétique). Comme le propose Edgar Morin, le vivre-pour-vivre, tout comme le vivre-pour-soi n’ouvrent à aucune plénitude sans le donner-à-vivre à ce que nous aimons, à ceux que nous aimons, aux impossibles et aux dépassements auxquels nous aspirons.

La "hausse des prix" ou "la vie chère" ne sont pas de petits diables-ziguidi qui surgissent devant nous en cruauté spontanée, ou de la seule cuisse de quelques purs békés. Ce sont les résultantes d’une dentition de système où règne le dogme du libéralisme économique. Ce dernier s’est emparé de la planète, il pèse sur la totalité des peuples, et il préside dans tous les imaginaires – non à une épuration ethnique, mais bien à une sorte "d’épuration éthique 1" (entendre : désenchantement, désacralisation, désymbolisation, déconstruction même) de tout le fait humain. Ce système a confiné nos existences dans des individuations égoïstes qui vous suppriment tout horizon et vous condamnent à deux misères profondes : être "consommateur" ou bien être "producteur". Le consommateur ne travaillant que pour consommer ce que produit sa force de travail devenue marchandise ; et le producteur réduisant sa production à l’unique perspective de profits sans limites pour des consommations fantasmées sans limites. L’ensemble ouvre à cette socialisation anti-sociale, dont parlait André Gorz, et où l’économique devient ainsi sa propre finalité et déserte tout le reste. Alors, quand le "prosaïque" n’ouvre pas aux élévations du " poétique ", quand il devient sa propre finalité et se consume ainsi, nous avons tendance à croire que les aspirations de notre vie, et son besoin de sens, peuvent se loger dans ces codes-barres que sont "le pouvoir d’achat" ou "le panier de la ménagère". Et pire : nous finissons par penser que la gestion vertueuse des misères les plus intolérables relève d’une politique humaine ou progressiste. Il est donc urgent d’escorter les "produits de premières nécessités", d’une autre catégorie de denrées ou de facteurs qui relèveraient résolument d’une "haute nécessité". Par cette idée de "haute nécessité", nous appelons à prendre conscience du poétique déjà en œuvre dans un mouvement qui, au-delà du pouvoir d’achat, relève d’une exigence existentielle réelle, d’un appel très profond au plus noble de la vie.

Alors que mettre dans ces "produits" de haute nécessité ?


C’est tout ce qui constitue le cœur de notre souffrant désir de faire peuple et nation, d’entrer en dignité sur la grand-scène du monde, et qui ne se trouve pas aujourd’hui au centre des négociations en Martinique et en Guadeloupe, et bientôt sans doute en Guyane et à la Réunion.

D’abord, il ne saurait y avoir d’avancées sociales qui se contenteraient d’elles-mêmes. Toute avancée sociale ne se réalise vraiment que dans une expérience politique qui tirerait les leçons structurantes de ce qui s’est passé. Ce mouvement a mis en exergue le tragique émiettement institutionnel de nos pays, et l’absence de pouvoir qui lui sert d’ossature. Le "déterminant" ou bien le "décisif" s’obtient par des voyages ou par le téléphone. La compétence n’arrive que par des émissaires. La désinvolture et le mépris rôdent à tous les étages. L’éloignement, l’aveuglement et la déformation président aux analyses. L’imbroglio des pseudos pouvoirs Région-Département-Préfet, tout comme cette chose qu’est l’association des maires, ont montré leur impuissance, même leur effondrement, quand une revendication massive et sérieuse surgit dans une entité culturelle historique identitaire humaine, distincte de celle de la métropole administrante, mais qui ne s’est jamais vue traitée comme telle. Les slogans et les demandes ont tout de suite sauté par-dessus nos "présidents locaux" pour s’en aller mander ailleurs. Hélas, tout victoire sociale qui s’obtiendrait ainsi (dans ce bond par-dessus nous-mêmes), et qui s’arrêterait là, renforcerait notre assimilation, donc conforterait notre inexistence au monde et nos pseudos pouvoirs.

Ce mouvement se doit donc de fleurir en vision politique, laquelle devrait ouvrir à une force politique de renouvellement et de projection apte à nous faire accéder à la responsabilité de nous-mêmes par nous-mêmes et au pouvoir de nous-mêmes sur nous-mêmes. Et même si un tel pouvoir ne résoudrait vraiment aucun de ces problèmes, il nous permettrait à tout le moins de les aborder désormais en saine responsabilité, et donc de les traiter enfin plutôt que d’acquiescer aux sous-traitances. La question békée et des ghettos qui germent ici où là, est une petite question qu’une responsabilité politique endogène peut régler. Celle de la répartition et de la protection de nos terres à tous points de vue aussi. Celle de l’accueil préférentiel de nos jeunes tout autant. Celle d’une autre Justice ou de la lutte contre les fléaux de la drogue en relève largement... Le déficit en responsabilité crée amertume, xénophobie, crainte de l’autre, confiance réduite en soi... La question de la responsabilité est donc de haute nécessité. C’est dans l’irresponsabilité collective que se nichent les blocages persistants dans les négociations actuelles. Et c’est dans la responsabilité que se trouve l’invention, la souplesse, la créativité, la nécessité de trouver des solutions endogènes praticables. C’est dans la responsabilité que l’échec ou l’impuissance devient un lieu d’expérience véritable et de maturation. C’est en responsabilité que l’on tend plus rapidement et plus positivement vers ce qui relève de l’essentiel, tant dans les luttes que dans les aspirations ou dans les analyses.

Ensuite, il y a la haute nécessité de comprendre que le labyrinthe obscur et indémêlable des prix (marges, sous-marges, commissions occultes et profits indécents) est inscrit dans une logique de système libéral marchand, lequel s’est étendu à l’ensemble de la planète avec la force aveugle d’une religion. Ils sont aussi enchâssés dans une absurdité coloniale qui nous a détournés de notre manger-pays, de notre environnement proche et de nos réalités culturelles, pour nous livrer sans pantalon et sans jardins-bokay aux modes alimentaires européens. C’est comme si la France avait été formatée pour importer toute son alimentation et ses produits de grande nécessité depuis des milliers et des milliers de kilomètres. Négocier dans ce cadre colonial absurde avec l’insondable chaîne des opérateurs et des intermédiaires peut certes améliorer quelque souffrance dans l’immédiat ; mais l’illusoire bienfaisance de ces accords sera vite balayée par le principe du "Marché" et par tous ces mécanismes que créent un nuage de voracités, (donc de profitations nourries par " l’esprit colonial " et régulées par la distance) que les primes, gels, aménagements vertueux, réductions opportunistes, pianotements dérisoires de l’octroi de mer, ne sauraient endiguer.

VICTIMES D’UN SYSTÈME FLOU, GLOBALISÉ

Il y a donc une haute nécessité à nous vivre caribéens dans nos imports-exports vitaux, à nous penser américain pour la satisfaction de nos nécessités, de notre autosuffisance énergétique et alimentaire. L’autre très haute nécessité est ensuite de s’inscrire dans une contestation radicale du capitalisme contemporain qui n’est pas une perversion mais bien la plénitude hystérique d’un dogme. La haute nécessité est de tenter tout de suite de jeter les bases d’une société non économique, où l’idée de développement à croissance continuelle serait écartée au profit de celle d’épanouissement ; où emploi, salaire, consommation et production serait des lieux de création de soi et de parachèvement de l’humain. Si le capitalisme (dans son principe très pur qui est la forme contemporaine) a créé ce Frankenstein consommateur qui se réduit à son panier de nécessités, il engendre aussi de bien lamentables "producteurs" – chefs d’entreprises, entrepreneurs, et autres socioprofessionnels ineptes – incapables de tressaillements en face d’un sursaut de souffrance et de l’impérieuse nécessité d’un autre imaginaire politique, économique, social et culturel. Et là, il n’existe pas de camps différents. Nous sommes tous victimes d’un système flou, globalisé, qu’il nous faut affronter ensemble. Ouvriers et petits patrons, consommateurs et producteurs, portent quelque part en eux, silencieuse mais bien irréductible, cette haute nécessité qu’il nous faut réveiller, à savoir : vivre la vie, et sa propre vie, dans l’élévation constante vers le plus noble et le plus exigeant, et donc vers le plus épanouissant. Ce qui revient à vivre sa vie, et la vie, dans toute l’ampleur du poétique.

On peut mettre la grande distribution à genoux en mangeant sain et autrement.

On peut renvoyer la Sara et les compagnies pétrolières aux oubliettes, en rompant avec le tout automobile.



On peut endiguer les agences de l’eau, leurs prix exorbitants, en considérant la moindre goutte sans attendre comme une denrée précieuse, à protéger partout, à utiliser comme on le ferait des dernières chiquetailles d’un trésor qui appartient à tous.

On ne peut vaincre ni dépasser le prosaïque en demeurant dans la caverne du prosaïque, il faut ouvrir en poétique, en décroissance et en sobriété. Rien de ces institutions si arrogantes et puissantes aujourd’hui (banques, firmes transnationales, grandes surfaces, entrepreneurs de santé, téléphonie mobile...) ne sauraient ni ne pourraient y résister.

Enfin, sur la question des salaires et de l’emploi. Là aussi il nous faut déterminer la haute nécessité. Le capitalisme contemporain réduit la part salariale à mesure qu’il augmente sa production et ses profits. Le chômage est une conséquence directe de la diminution de son besoin de main d’œuvre. Quand il délocalise, ce n’est pas dans la recherche d’une main d’œuvre abondante, mais dans le souci d’un effondrement plus accéléré de la part salariale. Toute déflation salariale dégage des profits qui vont de suite au grand jeu welto de la finance. Réclamer une augmentation de salaire conséquente n’est donc en rien illégitime : c’est le début d’une équité qui doit se faire mondiale.

Quant à l’idée du "plein emploi", elle nous a été clouée dans l’imaginaire par les nécessités du développement industriel et les épurations éthiques qui l’ont accompagnée. Le travail à l’origine était inscrit dans un système symbolique et sacré (d’ordre politique, culturel, personnel) qui en déterminait les ampleurs et le sens. Sous la régie capitaliste, il a perdu son sens créateur et sa vertu épanouissante à mesure qu’il devenait, au détriment de tout le reste, tout à la fois un simple "emploi", et l’unique colonne vertébrale de nos semaines et de nos jours. Le travail a achevé de perdre toute signifiance quand, devenu lui-même une simple marchandise, il s’est mis à n’ouvrir qu’à la consommation. Nous sommes maintenant au fond du gouffre. Il nous faut donc réinstaller le travail au sein du poétique. Même acharné, même pénible, qu’il redevienne un lieu d’accomplissement, d’invention sociale et de construction de soi, ou alors qu’il en soit un outil secondaire parmi d’autres. Il y a des myriades de compétences, de talents, de créativités, de folies bienfaisantes, qui se trouvent en ce moment stérilisés dans les couloirs ANPE et les camps sans barbelés du chômage structurel né du capitalisme. Même quand nous nous serons débarrassés du dogme marchand, les avancées technologiques (vouées à la sobriété et à la décroissance sélective) nous aiderons à transformer la valeur-travail en une sorte d’arc-en-ciel, allant du simple outil accessoire jusqu’à l’équation d’une activité à haute incandescence créatrice. Le plein emploi ne sera pas du prosaïque productiviste, mais il s’envisagera dans ce qu’il peut créer en socialisation, en autoproduction, en temps libre, en temps mort, en ce qu’il pourra permettre de solidarités, de partages, de soutiens aux plus démantelés, de revitalisations écologiques de notre environnement... Il s’envisagera en "tout ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue". Il y aura du travail et des revenus de citoyenneté dans ce qui stimule, qui aide à rêver, qui mène à méditer ou qui ouvre aux délices de l’ennui, qui installe en musique, qui oriente en randonnée dans le pays des livres, des arts, du chant, de la philosophie, de l’étude ou de la consommation de haute nécessité qui ouvre à création – créaconsommation. En valeur poétique, il n’existe ni chômage ni plein emploi ni assistanat, mais autorégénération et autoréorganisation, mais du possible à l’infini pour tous les talents, toutes les aspirations. En valeur poétique, le PIB des sociétés économiques révèle sa brutalité.

Voici ce premier panier que nous apportons à toutes les tables de négociations et à leurs prolongements : que le principe de gratuité soit posé pour tout ce qui permet un dégagement des chaînes, une amplification de l’imaginaire, une stimulation des facultés cognitives, une mise en créativité de tous, un déboulé sans manman de l’esprit. Que ce principe balise les chemins vers le livre, les contes, le théâtre, la musique, la danse, les arts visuels, l’artisanat, la culture et l’agriculture... Qu’il soit inscrit au porche des maternelles, des écoles, des lycées et collèges, des universités et de tous les lieux connaissance et de formation... Qu’il ouvre à des usages créateurs des technologies neuves et du cyberespace. Qu’il favorise tout ce qui permet d’entrer en Relation (rencontres, contacts, coopérations, interactions, errances qui orientent) avec les virtualités imprévisibles du Tout-Monde... C’est le gratuit en son principe qui permettra aux politiques sociales et culturelles publiques de déterminer l’ampleur des exceptions. C’est à partir de ce principe que nous devrons imaginer des échelles non marchandes allant du totalement gratuit à la participation réduite ou symbolique, du financement public au financement individuel et volontaire... C’est le gratuit en son principe qui devrait s’installer aux fondements de nos sociétés neuves et de nos solidarités imaginantes...

NOUS APPELONS À UNE HAUTE POLITIQUE, À UN ART POLITIQUE

Projetons nos imaginaires dans ces hautes nécessités jusqu’à ce que la force du Lyannaj ou bien du vivre-ensemble, ne soit plus un "panier de ménagère", mais le souci démultiplié d’une plénitude de l’idée de l’humain.

Imaginons ensemble un cadre politique de responsabilité pleine, dans des sociétés martiniquaise guadeloupéenne guyanaise réunionnaise nouvelles, prenant leur part souveraine aux luttes planétaires contre le capitalisme et pour un monde écologiquement nouveau.

Profitons de cette conscience ouverte, à vif, pour que les négociations se nourrissent, prolongent et s’ouvrent comme une floraison dans une audience totale, sur ces nations qui sont les nôtres.

An gwan lodyans qui ne craint ni ne déserte les grands frissons de l’utopie.

Nous appelons donc à ces utopies où le Politique ne serait pas réduit à la gestion des misères inadmissibles ni à la régulation des sauvageries du "Marché", mais où il retrouverait son essence au service de tout ce qui confère une âme au prosaïque en le dépassant ou en l’instrumentalisant de la manière la plus étroite. Nous appelons à une haute politique, à un art politique, qui installe l’individu, sa relation à l’Autre, au centre d’un projet commun où règne ce que la vie a de plus exigeant, de plus intense et de plus éclatant, et donc de plus sensible à la beauté.

Ainsi, chers compatriotes, en nous débarrassant des archaïsmes coloniaux, de la dépendance et de l’assistanat, en nous inscrivant résolument dans l’épanouissement écologique de nos pays et du monde à venir, en contestant la violence économique et le système marchand, nous naîtrons au monde avec une visibilité levée du post-capitalisme et d’un rapport écologique global aux équilibres de la planète...

Alors voici notre vision : Petits pays, soudain au cœur nouveau du monde, soudain immenses d’être les premiers exemples de sociétés post-capitalistes, capables de mettre en œuvre un épanouissement humain qui s’inscrit dans l’horizontale plénitude du vivant...

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Par Tombasse - Publié dans : C'est à savoir!
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Mardi 17 février 2009 2 17 /02 /Fév /2009 12:49
Tout d'abord une petite vidéo afin de se mettre dans l'ambiance. Inutile de baisser les rideaux et d'éteindre la lumière. C'est rapide, trash et très explicite sur l'état de notre société (et du monde politique).


Séguéla Sarkozy Rolex bling bling
envoyé par inet

Vous avez parfaitement bien entendu: "si à 50 ans vous n'avez pas de Rolex, c'est que vous avez raté votre vie".

-Ahah! Alors bande de minables ? Cela fait quel effet d'avoir foiré sa vie ?
-Hey! Faut se mettre à l'heure, hein !
-Ahah! On se bidonne, c'est génial.

Le mieux dans tout ça, c'est qu'il me reste encore 19 ans pour économiser et m'acheter une Rolex. Ainsi je suis quasi certain de ne pas rater ma vie. Et si je manque l'occasion de choper une Rolex en ayant été prévenu, c'est que je suis vraiment une sous-merde! Au pire, je pourrai toujours braquer un papy.

Bon, trêve de plaisanterie.

Séguéla, AKA monsieur je retourne ma veste, vient de résumer toute son existence en une simple phrase. Il vient de nous offrir une vision très intime du néant qui habite son âme. Mais on pourrait mal interpréter sa phrase, je m'en vais donc vous la traduire, ou plutôt l'adapter différement. Que l'on soit certain de bien comprendre.

"Si à 50 ans tu n'as pas retourné ta veste, tu auras raté ta vie". (Version Dutronc)

"Si à 50 ans tu parles sans réfléchir et ne racontes pas de la merde, c'est que tu auras bien vieilli" (Version le Journal de la Santé de France5)

"Si à 50 ans tu ne t'es pas fait encore entartré le visage par un abuti, c'est que tu auras raté ta vie" (Version B.H.L)

"Si à 50 ans tu ne vas pas dans le sens du vent, c'est que tu auras raté ta vie, minable!" (O.de Kersauson)

et une petite dernière, un peu trash je préviens.

"Si à 50 ans tu n'est pas devenu le monsieur suce boule du pouvoir en place, c'est que tu auras raté ta vie."


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Lundi 16 février 2009 1 16 /02 /Fév /2009 12:21
Je reviens rapidement sur l'article d'hier. Tout d'abord pour mettre la source de l'article, c'est la moindre des choses. Mes plus plates excuses pour ce vilain oubli.
Ensuite pour vous signaler que dès aujourd'hui le site Beemotion vient de fermer "temporairement" à l'initiative de Free qui ne supporte pas d'être montré du doigt.

Je tiens à préciser que je connaissais pas ce site jusqu'à hier en l'apprenant des mots de ce cher monsieur Besson. Cela semblait être le petit frère du défunt R4V3N, site de streaming très populaire chez les ados. Tout comme Beemotion, je pense.



Il est formidable de penser que ces sites ne sont que les arbres qui cachent la forêt. Ils focalisent l'attention des médias, des politiques, de l'opinion publique bien pensante et des petits génis à la sauce Besson. Ces arbres qui cachent une forêt que l'on ne pourra jamais raser pour en faire un terrain de football pour amateurs de Rolexx, sous peine d'asphyxier le net, de le priver de son oxygène, de sa raison d'être.
Par Tombasse - Publié dans : C'est à savoir!
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Mercredi 7 janvier 2009 3 07 /01 /Jan /2009 10:13

Si effectivement, Monsieur Lefèvre remplace Monsieur Besson au secrétaire d’Etat chargé de la Prospective, de l’Evaluation des politiques publiques et du Développement de l’économie numérique, auprès du Premier ministre (ouf), il deviendra à coup sûr, après cette brillante intervention, le ministre 2.0. Bravo, monsieur le porte-flingue ! (Porte flingue qui, il y a peu à l’assemblée, faisait le fiéro d’avoir tout carré au oueb. Je le cite :

 « Il se trouve que j’ai commencé à communiquer sur Internet avant même la création de Wanadoo, parce que mon frère qui vit aux États-Unis en est l’un des pionniers. »
« Il y a plus de dix ans, j’ai passé quelques bouts de nuits à ses côtés dans certaines caves du 18e arrondissement – peut-être y étiez-vous aussi, monsieur Bloche ? – pour mettre en route des serveurs. Je connais donc parfaitement Internet. » (Source).

Bon et sinon, c’est vrai quoi… Qu’est ce donc que le Web 2.0 ?

Et bien pour reprendre Monsieur Lefèvre : « C’est tout simplement »…

Tout simplement le Web participatif, qui se caractérise principalement autour des réseaux sociaux types Myspace, Facebook, Dailymotion et autres blogs tel que notre hôte Overblog. A l’évidence, du moins de mon point de vue, le concept de Web 2.0 est avant tout une appellation marketing. Pour vendre quoi ? Je me le demande encore. Mais cela reste ni plus ni moins qu’un concept somme toute assez commercial… Un « machin » histoire de rassurer l’internaute effrayé par ce médium. Le Web n’est plus seulement un endroit où l’on y fait l’apologie de tout ce qu’il y a de pire sur la planète, où l’on pirate, où vos enfants regardent tout plein de films de boules, de violence, etc… Le futur s’crétaire d’Etat blabla, se serait bien distingué s’il avait pu faire remarquer cela, mais non.

Car il est tout aussi évident que les Myspace et autres consort n’auront pas attendu le Web 2.0 pour exister et ce faire entendre. Myspace aura été fondé par Tom Anderson et Chris DeWolfe en août 2003, alors que l’expression « Web 2.0 » sera lancée par Tim O'Reilly en 2004, et finira par s’imposé à partir de 2007. Une plateforme multimédia comme Youtube sera créée en février 2005. Tout ce chevauche presque, il est vrai. Mais l’avant-garde n’a de nom qu’après-coup.  (Source Wikipédia).

Voici une parfaite illustration du web 2.0. (Source)

Cela me rappel ma courte expérience d’intervenant aux nouvelles technologies auprès des collégiens, des lycéens, de leurs parents et de leur profs. Souvent, lors de mes réunions du soir en compagnie des rares parents et des quelques profs, revenait cette question :

-C’est quoi le Web 2.0?

Je finissais souvent par leur dire ceci (après avoir exposé ce que vous avez pu lire ci-dessus) : Le Web 1.0 (si l’on peut parler bien entendu de Web 1.0), c’est lorsque j’était ado, dans les années 90 et que le Web était pour moi une sorte d’immense bibliothèque multimédia. On cherchait une info ? Elle y était. Une musique, un jeu, un film ? Il y avait de fortes probabilités de le trouver. Bref le Web était un immense grenier que l’on pouvait piller à loisir (je me place du point de vue de l’internaute de base que j’étais, pas du tout celui du ouebmaster d’alors). Aujourd’hui avec le Web 2.0, c’est toujours pareil. On télécharge des films de culs, on pirate tout ce qui bouge, mais en plus comme cela devient participatif, et bien on donne son avis sur tout, et on raconte sa vie. C’est génial, non ? Et là, les parents me regardaient d’un air effrayé :

-Mais alors mon fils qui regarde des trucs pas bien folichon et qui reproduit tout cela devant sa webcam en parlant avec des inconnus supposé être des demoiselles (comme vous venez de nous l’expliquer pendant deux heures) et en les mettant en ligne sur son Skyblog, c’est cela le web 2.0 ?

-Euuuuh (merde…) Oui, Madame ! ;)

Ne pas oublier le plus important dans tout  cela : notre avis tout le monde s’en fout, tout comme notre vie. Mais cela est une autre histoire.

 

Par Tombasse - Publié dans : C'est à savoir!
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Vendredi 10 octobre 2008 5 10 /10 /Oct /2008 09:59

C'est le grand leitmotiv de ma vie en ce moment. Par nécessité économique évidemment, mais aussi par choix morales et même politiques.

Mes courses ?

Il n’y a pas de miracle, je fais parti de ces gens qui ont permit au discount d’enregistrer un boom économique de +20% sur l’année dernière. Depuis que je garde mes tickets de caisse, le doute n’est plus de mise. Seulement il ne faut pas y acheter n’importe quoi. Eviter la viande et les légumes en générale en restant cependant ouvert aux bonnes promotions, et puis fuir comme le diable les plats préparés. Il suffit d’y acheter les produits de premières nécessités : eau, produits laitiers, d’entretiens, PQ, sopalin et autres joyeusetés. A noter que Leader Price propose des vins très bon et bon marché. Si vous cherchez des produits de manufactures plus élaborés, voire carrément des marques, dirigez vos pas sur LIDL. Pensez à prendre leurs jus multi-vitamines mais esquiver rapidement les vins et autres spiritueux vraiment trop cheap.


Les légumes ?

Nous avons la chance d’habiter à Toulouse qui propose quotidiennement des marchés parmi les plus intéressants de France. Je pense surtout au fameux marché dit « Le Cristal ». On y trouve tout les produits du maraichers à des prix hautement compétitifs : pomme de terre à moins de 1 euro le kilo, tomates à 1,20 euros, 5 avocats pour 1,50 euros, des poires extraordinaires pour moins de 2 euros le kilo, etc… Difficile de faire mieux. C’est simple, les légumes sont en général à 1 euro de plus dans n’importe quelle grande surface, quelles soient discount ou non. Et la qualité n’est pas la même, évidemment.


La viande ?

Là, rien ne vaut le plan ferme ou boucher artisan. Un pack complet de viande bovine d’une qualité introuvable en grande surface, qui vous dure trois mois pour moins de 100 euros, c’est possible. De toute façon il est important de ce souvenir qu’il ne faut pas manger de la viande tous les jours, votre corps et votre digestion vous diront merci, ainsi que votre porte-monnaie. 

Le poisson ? J’avoue, c’est plus difficile. Etre à Toulouse n’aide pas, mais comme j’ai pu le remarquer cet été sur les côtes Françaises, les prix ne sont pas mieux in situ. Le mieux est de manger essentiellement des poissons plutôt « populaires » comme le colin, la lotte, les encornets et autres. Mais cela vaut le coup de ce saigner un peu pour un bon filet de cabillaud.

Mais vous voulez savoir le plus important pour bien manger, c'est-à-dire de façon saine, équilibrée et délicieuse ? Il suffit de cuisiner. C’est essentiel, c’est vital et c’est économique. Ne pas avoir le temps est un faux problème, tout est une histoire d’organisation. Ne pas aimer cuisiner est tout de suite plus embêtant. Dans ce cas là vous savez quoi mettre dans le profil de recherche de votre âme sœur sur votre page membre des sites de rencontres.

 

(…)

Par Tombasse - Publié dans : C'est à savoir!
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Mardi 30 septembre 2008 2 30 /09 /Sep /2008 11:15
Quelle plaie! Le monde va vraiment mal. Je ne vous parle pas de la crise financière actuelle, largement dû à ces fameux crédits hypothécaire à haut risque. Non, je parle de ces affreux chiffres du chômages. Rendez-vous compte! Plus de 40 000 demandeurs d'emplois en plus! Et encore, ces données sont antérieures à la crise actuelle...

Trêve de plaisanterie. Faisons juste un simple calcul: sachant que la politique actuelle du gouvernement est de radier un maximum de demandeurs d'emplois en un temps record (peu importe s'il retrouve un emploi, un chômeur de moins d'inscrit sur les liste c'est tout ce qui compte). Sachant que finalement un demandeur d'emploi radié des listes de l'ANPE peut se réinscrire au bout de deux mois. Je vous laisse faire le calcul en comparant les chiffres à la baisse des deux mois précédent ce facheux mois d'août avec la remontée (spectaculaire ? certainement pas...) qu'on nous annonce aujourd'hui.

En aucun cas donc on ne peut imputé cette remontée du chômage ni à la crise, ni à la conjoncture calamiteuse. Il suffit juste de remercier le gouvernement Fillon. /clap

Alors cessons d'écouter les anneries de ce gouvernement de carnaval. Rendons-nous à l'évidence: les chiffres ont la toute puissance! Chiffres du chômage, indice de croissance, inflation, pouvoir d'achat, audimat (là je m'égard un peu), popularité, indémnité d'un tribunal arbitral (arf, là je m'égard complètement), ... Et ainsi de suite. Heureusement, les chiffres sont à double tranchant et ils finissent par ce retourner contre ce simulacre de gouvernement. Mais une bonne grosse dose de communication et tout ira mieux. Ah ouf!
Par Tombasse - Publié dans : C'est à savoir!
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Jeudi 20 décembre 2007 4 20 /12 /Déc /2007 10:05

Il est des mois de novembre dont il faut se souvenir.

Celui que avons quitté depuis quelques temps déjà est de ceux-là. Ce mois de fin d’année, d’ordinaire triste, monotone et monochrome, ce sera achevé sur une belle note d’espoir.
Pour la première fois de son histoire, TF1 enregistre une baisse de son audimat sur le mois de novembre 2007, comparativement au mois de l’année précédente. Une première nationale inédite ! Le début d’une nouvelle ère télévisuelle. Le début d’un réveil des consciences ? Faut pas pousser mémé dans les orties tout de même. Mais c’est déjà pas mal, et nous, pauvre clown triste, pouvons nous gausser de leurs mauvais chiffres et espérer ouvertement que cela aille de mal en pis.

Etrange coïncidence, que ce début de frémissement dans l’audimat de la première chaîne de France, soit survenu sitôt après le départ de Mougeotte de la direction. Le bougre n’arrête pas depuis de faire parler de lui tant bien que mal en manipulant ses ciseaux au Figaro, mais sa chaîne ce dépérit loin de son pygmalion. Mr Mougeotte serait-il parti avec tout plein de boîtiers Médiamétrie confier à des amis ? Non ! Comment puis-je me permettre d’insinuer ceci ! Je perds toute convenance, sans même l’ombre d’un début de preuve… Pauvre de moi. Mettre en doute une quasi institution nationale – Médiamétrie – dont nous ne savons in fine rien du tout. Quid des méthodes de calculs, du nombre de personnes possédant le fameux sésame, des critères d’attribution… allez savoir. Mais ne demandez pas, tout le monde s’en fout. En attendant l’audimat est reine et décide seule du devenir télévisuel. Combien tel annonceur payera sa minute de pub, AUDIMAT, quel salaire donné à ce grand guignol qui se la raconte pas mal dans les couloirs, AUDIMAT, quelle tranche horaire pour cette émission certes intéressante, mais putain que c’est chiant et intello, AUDIMAT ! L’audimat à réponse a tout, et fait tourner la tête de toute ces petites gens du petit écran. Donnée quantitative et en aucun cas qualitative. On peut d’ailleurs loué dans le principe l’initiative lancée par France Télévisions afin de mettre en place des enquêtes qualitatives auprès de leurs téléspectateurs. Mais la démarche louable s’arrête là. Il s’agit ensuite de communiquer sur ce qui plait, mais certainement pas sur ce qui déplait. Evidemment.

 
Par Tombasse - Publié dans : C'est à savoir!
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Lundi 17 décembre 2007 1 17 /12 /Déc /2007 13:36

    Si vous ne le savez toujours pas, c’est que vous êtes mort, dans ce cas vous êtes très fort de me lire, ou bien que vous tentiez de battre le record d’apnée au fond de votre baignoire – mais peut être y êtes vous encore.

    Oui Nicolas n’est plus seul.

    Enfin! il peut s’épancher sur une douce épaule compréhensive et se plaindre des vicissitudes de la vie de Président de la République. La belle Carla est là, guitare à portée de main, sait-on jamais. Mais peut-être avez-vous le sentiment que quelque chose vous échappe. Remarquez, depuis le temps vous devriez commencer à vous en rendre compte, si ce n’est pas déjà le cas : oui on se fout encore et toujours de nos bouilles, et oui nous sommes bien assez con de croire tout ce qu’on nous raconte. Plus c’est gros, plus ça passe. Suffit d’appliquer le principe.

 

    D’abord le silence puis soudain le bruit. Un brouhaha urbain et mondain, cacophonie d’esprits journalistique en pleine effusion. Personne n’en parle, et d’un coup d’un seul tout le monde le crache. Attendaient-ils le coup de feu du départ ? Ou bien prenaient-ils bien soin d’être tous d’accord sur la version officielle, dictez de là haut ? Allez savoir, la finalité reste la même, ils nous emmerde et nous devrions être content et en redemander: enfin notre Président n’est plus seul. Enfin une bonne âme se propose de soulager celle de notre chef de l’état. Enfin et surtout, cette dernière semble être de gauche. Scénario bien penser. Tellement bien que le soin apporté à la mise en scène en est son principal défaut.

 

    L’ouverture tant voulue et orchestrer de notre président continue, et ce jusque dans les sphères les plus intimes. Et bientôt, dès ce soir au jité de 20h en fait, tout le monde applaudira et fera semblant d’y croire et de trouver cela merveilleux. Pendant ce temps les Visiteurs du soir on de belles nuits devant eux en attendant le prochain plan de comm'. Après le haut le coeur feind d'un secrétaire d'état, après maintenant cette romance bidon, what next ?

    Et je pense alors à Coluche : je porte à gauche, mais je supporte à droite.

 

 

 

 

Par Tombasse - Publié dans : C'est à savoir!
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Vendredi 16 novembre 2007 5 16 /11 /Nov /2007 15:31

    Cela va faire maintenant deux mois que je suis installé sur Toulouse auprès de ma petite femme. Nous attendons un enfant, nous sommes heureux et les soucis matériels bien présent, nous passent finalement au dessus de la tête. Et oui, en venant m’installer ici, j’ai donc quitter la région parisienne et laisser tombé mon job d’éditeur de DVD. Je n’en vivait pas,  étant donné qu’il s’agissait d’un label de DVD indépendant ayant fais le choix de la qualité sur la quantité (et surtout de l’expérimental – les gens sont suicidaires, oui je suis au courant). Mais là n’est pas le sujet.



pauvre.gif     Je me retrouve donc à Toulouse sans ressources à la recherche d’un emploi. Ce qui me décida, vu que j’ai pas mal de temps devant moi à perdre, à recourir aux services de la CAF et donc de solliciter leur aide. Je suis donc allé sur leur site caf.fr, et là j’ai pu y lire qu’il était vivement conseillé de poser toutes ces questions relatives à nos démarches via le mail de la caf, inutile de ce déplacer. Mon mail serait alors directement transmis à l’agence à laquelle je suis rattachée.

 

 

 

Facilitez vos démarches ! Gain de temps pour vous et pour nous, qu’il disait…

 

 

 

    En effet, dans un premier temps relativement court, je reçu un mail de notification m’informant que mon courrier avait bien été transmis à mon agence de Toulouse. Il allait traiter ma demande dans le plus bref délai.


    Quatre jours plus tard, la CAF de Toulouse me répond. Il m’informe que suite à mon emménagement chez ma compagne, nous pouvons revoir à la hausse les APL (à ce jour de 15 euros environ), mais également avoir droit à une aide à la naissance, un truc dans le genre. Et puis basta. Rien de plus. Pas une info sur les documents à fournir, les démarches à entreprendre. Quatre jours pour apprendre que j’avais droit à une aide, mais pour le reste débrouilles-toi ! Bon et bien c’est reparti pour un tour. Je répondis donc que leur réponse était bien sympathique mais qu’il manquait quelques détails sur la manière d’agir, les documents à fournir, faut-il prendre rendez-vous, etc. J’envoie le mail.

 

 

 

    logo-caf.gif
    Une semaine plus tard, je reçu enfin la réponse. En gros il me dise qu’il est inutile de ce déplacer, qu’il m’envoie un dossier, je n’aurai qu’a le remplir puis leur renvoyer. Décidément, ils ne veulent pas me voir. Bon, rien de plus simple… et de rapide. Seulement cela nécessite mon adresse. Je clique sur le bouton reply, me retiens de leur signaler que j’avais déjà transmis mon adresse auparavant, et envoie simplement cette même adresse sans plus de commentaires, en les remerciant. Une semaine passe et toujours pas de dossier. Puis dans le courant de la deuxième semaine (au dixième jour de mémoire), voilà enfin une large enveloppe qui échoue dans ma boite aux lettres. Chouette, je vais pouvoir faire progresser mes démarches, superbe gain de temps en tout cas - pense le crétin que je suis qui aurait mieux fait de bouger son cul. Et le plus beau fut que le jour même je reçois un mail de la CAF qui me dit : merci de nous avoir communiquer votre adresse, le dossier vient de partir.

 

 

 

    Tout ça pour vous raconter quoi ? C’est qu’on s’en tamponne pas mal finalement de ma petite histoire. Et bien tout ça pour vous dire que par la suite j’ai appelé mon oncle, qui travail à la CAF dans les Vosges. Je désirai lui parler afin d’éviter de planter mon dossier en y glissant des erreurs. Je lui racontai alors les délais assez longs pour obtenir ce fameux dossier, tout ça pour éviter « de nous faire perdre du temps ». Mon oncle compris le grotesque de la situation mais il ajouta que malheureusement, de plus en plus, les conditions de travail dans les agences de la Caf partout en France, deviennent de plus en plus difficiles. Toujours moins de personnel pour plus de demande (la précarité en France n’est pas seulement une réalité, elle augmente autant que le « chômage diminue », ou pour être plus juste, que le « chiffre » du chômage diminue). Bref il me dit que plus aucun départ à la retraite n’est remplacé, que les protocoles administratifs évolues et deviennent de plus en plus tordus et on leur dit en gros : demerdez-vous, mais vite !

 

 

 

    Des mails ils en reçoivent des centaines par jours, alors quand on a autant de dossier à traiter sur la table il faut bien tenter de faire la part des choses en se fixant des priorités. Plus de demande, davantage plus longue à traiter, pour moins de personnel. Belle logique. En conclusion je lui demandai alors qu’elle pourrait être selon lui les solutions envisageables, comment conjurer une demande plus forte face à une offre de services en perdition et bien trop rare ?

 


 -Plus de moyens, plus de financement pour les agences qui se serrent la ceinture, plus de cohérence politique et sociale, plus de… quoi !

 

 
-Et si on faisait moins de pauvre en France, lui dis-je.

 

 

 

-Ah ! Cela serait pas mal en effet.

 
Par Tombasse - Publié dans : C'est à savoir!
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